Mortimer n’a jamais su sa mère, ni aucun être humain : il est incapable de déchiffrer l’expression des visages. Mortimer a aujourd’hui 36 ans et pour lui, depuis toujours, le monde est peuplé de visages insignifiants.
Il partage une vie ritualisée entre Paris et la Normandie. Chaque week-end au bord de leur méandre, ses voisines Élaine et Darianne lui donnent leurs confitures, de poires et de pommes. Ici l’existence se décline entre ces deux pôles, et les concours de confitures, chaque année, se ressemblent.
Cette existence un peu mécanique, sans affect, n’a pas encore basculé. Mortimer continue de nager dans la Seine, de répondre aux oiseaux et d’aller voir passer le même train. Ses parents « sont tombés » depuis longtemps et Mortimer ne connaît rien encore au badminton. Jusqu’au soir où il retrouve un ancien copain de lycée qui entraîne une équipe. Mortimer va se découvrir une véritable fascination pour le volant aux trajectoires singulières. Cette fascination va bientôt obséder Mortimer. Jusqu’à le pousser à changer de vie.
Une vie qui n’a sans doute pas attendu le prochain concours de confitures pour sombrer dans l’inimaginable.

Presse :

« Yves Hughes est un inclassable, et ce séduisant Méandre l’est autant que lui. » (Bernard Quiriny, L’Opinion.)

« Le lecteur déstabilisé est happé jusqu’à la dernière ligne et s’interroge encore, une fois le livre refermé, sur ce qui lui a été si subtilement caché… Une réussite. » (Dominique Baillon-Lalande, Encre vagabonde.)

« L’écriture rigoureuse et maîtrisée d’Yves Hughes mène le lecteur au bord du même genre de folie que son anti-héros. » (Catherine Mugnier, Page des Libraires.)

Stock, 2014.